Arthroscopie à Bezons

Chirurgie de l'épaule, du coude, du poignet et de la main

Qu'est ce que l'arthroscopie ?

Chirurgie de l'épaule, du poignet et de la main à Bezons

Qu’est ce que l’arthroscopie ?

L’arthroscopie est une technique opératoire qui permet, grâce à de petites incisions, et à un matériel spécifique, d’explorer l’intérieur de l’articulation et de traiter les lésions rencontrées. Elle peut éventuellement ne représenter qu’une partie de l’intervention, les autres gestes pouvant nécessiter une ou des incisions complémentaires, et éventuellement plus importantes.

L'arthroscopie à Bezons

Docteur Poulain

Comment est-elle réalisée ?

L’arthroscope est une sorte de tube métallique comportant des fibres optiques, relié à une caméra miniaturisée et à un moniteur. Il est introduit par une petite incision à l’intérieur de l’articulation. Les instruments spécifiques sont introduits par une ou plusieurs autres incisions.

Une anesthésie est nécessaire pour la réalisation de l’arthroscopie. Le type d’anesthésie (locale, loco-régionale ou générale) est décidé en fonction de différents critères : recommandations du praticien et de l’anesthésiste, type de pathologie, articulation concernée, durée prévue de l’intervention, état clinique et souhaits du patient.
Pour certaines interventions, il peut être nécessaire de mettre en place un garrot pneumatique pour éviter un saignement qui gênerait le déroulement de l’intervention.

La durée d’hospitalisation est variable en fonction du type d’intervention et de l’état clinique.

L’arthroscopie permet de réaliser les mêmes interventions qu’à ciel ouvert mais avec des voies d’abord beaucoup moins agressives. Effectivement, si les cicatrices sont presque invisibles sous arthroscopie, il n’y a pas non plus de section musculaire pour atteindre l’articulation opérée. La douleur post-opératoire est moins intense. Les délais de convalescence, de reprise des activités professionnelles et du sport sont nettement raccourcis.

 

Quels sont les risques ?

L’arthroscopie a la réputation d’être une intervention bénigne, mais les statistiques font état de quelques complications qui, même si elles sont rares, préoccupent constamment l’équipe médicale. Ce risque explique que certains examens ou traitements complémentaires sont prescrits.

Risques anesthésiques

Ils sont expliqués lors de la consultation d’anesthésie pré-opératoire qui est obligatoire.

Risques liés à un éventuel garrot :

Le garrot peut être responsable de troubles cutanés ou neurologiques locaux, habituellement régressifs. Ces complications sont prévenues par une protection systématique de la peau et un contrôle continu de la pression du garrot et reste extrêmement rares.

Risques liés à la technique chirurgicale :

Dans la littérature française et internationale, ont été rapportés quelques cas exceptionnels de blessure des gros vaisseaux ou des nerfs situés à proximité de l’articulation, au cours du geste opératoire (la position des incisions est calculée pour ne pas endommager ces structures lors de l’incision). Ces complications vasculaires et nerveuses sont graves car elles peuvent nécessiter une intervention urgente de réparation vasculaire ou nerveuse, dont les conséquences peuvent être très graves et pénalisantes. Le chirurgien connaît parfaitement ces risques et fera tout son possible pour les éviter.

Risques post-opératoires

  • L’infection de l’articulation est très rare. Une articulation présentant, dans les jours qui suivent l’intervention, un gonflement, des signes inflammatoires et s’associant éventuellement à une fièvre, doit faire évoquer cette complication. Elle nécessite un traitement en urgence. Ces risques sont réduits au maximum par une asepsie rigoureuse pendant et après l’intervention. Les complications septiques font l’objet d’une surveillance attentive par le Comité de Lutte contre les Infections Nosocomiales (CLIN) de l’établissement.
  • La thrombose veineuse ou phlébite du membre inférieur est rare, mais elle peut se rencontrer, en général favorisée par un terrain particulier. Elle fait l’objet d’un traitement préventif en cas de facteur de risque qui seront dépistés lors de la consultation d’anesthésie.
  • L’algodystrophie ou Syndrome Douloureux Régional Complexe (SDRC) est une réaction douloureuse et enraidissante de l’articulation, d’origine mal connue, qui peut survenir après tout traumatisme mais aussi toute intervention chirurgicale, y compris l’arthroscopie, sans relation directe avec celle-ci. Elle peut en prolonger de façon importante les suites opératoires (plusieurs mois voire année).
    On retrouve dans le tableau clinique, un cortège de signes neuro-végétatifs très évocateur (sueurs, marbrures, douleurs évoluant par crise sans facteur déclenchant, œdème important,…). Elle est plus fréquente chez les patients anxieux, dépressifs et/ou stressés.
    La prise en charge de cette pathologie et longue et délicate.
  • Les cicatrices peuvent être le siège de petits problèmes locaux : rougeur, retard de cicatrisation. Il n’est pas rare de noter la présence d’un discret hématome sous cutané entourant le siège des incisions. Il est fréquent de noter une « boule » sous les incisions, traduisant un processus de cicatrisation exubérant propre à quelques individus. Enfin, peuvent survenir des sensations désagréables de dysesthésie, paresthésie ou anesthésie cutanées à proximité des incisions : toute incision de la peau peut entraîner la section de petits filets nerveux. Ce risque est très réduit en arthroscopie en raison de la petite taille de l’incision, mais quelques troubles sensitifs peuvent néanmoins survenir. Ils sont habituellement régressifs.