Calcification de l’épaule à Bezons

Spécialiste de l'épaule

Qu'est ce que la calcification de l’épaule et comment la diagnostiquer ?

Chirurgie de l'épaule à Bezons

Pathologie

Dans certains cas les tendinites chroniques de la coiffe des rotateurs peuvent évoluer vers la calcification. Elles touchent plus souvent la femme entre 40 et 50 ans.

Les dépôts d’hydroxyapatite peuvent être localisées dans le tendon supra (80%) ou l’infra-spinatus et plus rarement sur le sub-scapularis.

Elles sont classées en trois catégories en fonction de leur densité et de leur caractère uni ou plurilobée correspondant à leur phase d’évolution. L’étiologie reste à ce jour inconnue : s’il existe des facteurs de risque environnementaux et en particulier professionnel, certains patients développent cette pathologie alors qu’on ne retrouve aucune contrainte physique dans leur mode de vie.

L’évolution naturelle peut se faire vers l’évacuation et la guérison spontanée.

Tendinopathie calcifiante de la coiffe des rotateurs à Bezons

Docteur Poulain spécialiste de l'épaule

Bilan préopératoire ou comment faire le diagnostic

La radiographie est de très loin le meilleur examen pour mettre en évidence et localiser une ou plusieurs calcifications de l’épaule. D’ailleurs la classification de ces calcifications est décrite à partir du bilan radiologique.

L’échographie permet aussi de faire le diagnostic.

L’IRM ne permet pas toujours de mettre en évidence ces calcifications et est bien moins performante que la radiographie pour faire le diagnostic de calcification de l’épaule. Elle peut être utile pour éliminer d’autres pathologies (diagnostic différentiel).

Prise en charge thérapeutique

Comme souvent en orthopédie la prise en charge débute par un traitement médical (antalgiques et anti-inflammatoires) et fonctionnel (kinésithérapie, ostéopathie). Les ondes de choc peuvent être tentées par les kinésithérapeutes mais avec des résultats aléatoires.

Des infiltrations de corticoïdes peuvent aussi être réalisées au contact de la calcification et sous contrôle radio ou échographique.

Dans certains cas (calcifications type A), des ponction-fragmentation-aspiration peuvent être réalisées par les radiologues sous contrôle radiographique.

La chirurgie sous arthroscopie

L’excision arthroscopique est la dernière solution thérapeutique lorsque les autres techniques ont échoué. L’intervention se pratique sous anesthésie générale associée à une technique d’analgésie loco-régionale (bloc inter-scalénique). Des antalgiques par voie générale sont également administrés pour la prise en charge de la douleur post-opératoire.

Toutefois ce traitement chirurgical ne peut s’adresser à toutes les calcifications. Effectivement, plus la calcification est petite ou mal collectée plus le risque d’échec est important (calcification non retrouvée).

Le chirurgien oriente le patient dans le choix de la meilleure stratégie.

Risques

Le risque le plus important est la capsulite rétractile. Entrainant des douleurs et une raideur importante de l’épaule, elle est prévenue par un contrôle de la douleur postopératoire et l’absence de rééducation intempestive les premières semaines.

L’absence d’une capsulite rétractile doit être vérifiée en préopératoire.

Le risque infectieux est quasi nul sous arthroscopie et il n’y a pas de problème hémorragique.

Suites opératoires

Le patient est hospitalisé en ambulatoire (entrée à la clinique, chirurgie et sortie le même jour). Des mouvements d’auto-rééducation lui sont expliqués par l’équipe de kinésithérapeute de l’établissement et doivent être pratiqués quotidiennement par le patient. Un document contenant des photos est remis au patient le jour de sa sortie pour lui rappeler les exercices à réaliser au domicile.

Une immobilisation par une écharpe simple est à conserver 24 heures après l’intervention. Passé ce délai il n’y a plus d’immobilisation.

Une prescription d’antalgiques de classe 2 et de soins à domicile par une infirmière accompagne la sortie. Le patient peut s’habiller et prendre des douches normalement le jour de sa sortie. Un arrêt de travail d’un mois est prescrit jusqu’à la visite de contrôle.

La consultation de contrôle à un mois avec le chirurgien permet de vérifier la décroissance des douleurs, la qualité des cicatrices, l’absence de raideur anormale.

Aucune séance de kinésithérapie n’est prescrite. Le patient a un programme d’auto-rééducation à respecter. Les patients sont ensuite revus en consultation à six mois pour apprécier l’évolution.

Résultats

Les résultats sont corrélés à la qualité de l’excision que l’on peut contrôler par de simples radiographies. Ils sont excellents lorsque l’excision est complète.

La conduite du véhicule peut se faire après quelques jours en fonction des douleurs.

La reprise des activités professionnelles sédentaires peut être envisagée après quelques semaines. Pour les travailleurs de force, elles seront envisagées après quelques mois.

La reprise des activités sportives se fera progressivement à partir de la 6ème semaine post-opératoire.