

Qu'est-ce qu'une syndrome sous-acromial et comment la diagnostiquer ?
Chirurgie de l'épaule à Bezons
Pathologie
L’acromion est l’excroissance osseuse de l’omoplate qui constitue son bord antéro externe. En dessous, on retrouve les tendons de la coiffe des rotateurs et une bourse de glissement appelée la bourse sous-acromiale (ou espace sous-acromial). Le syndrome sous acromial correspond à l’inflammation de la bourse sous acromiale avec souvent une atteinte (inflammation ou lésions partielles) associée de la coiffe des rotateurs. Ce syndrome sous-acromial est souvent dû à un conflit entre un bec osseux de l’acromion et la coiffe des rotateurs lors des mouvements d’abduction ou d’élévation antérieure de l’épaule. A terme, ce conflit peut-être responsable d’inflammation, d’une rupture partielle voire transfixiante de la coiffe des rotateurs.
Syndrome sous-acromial à Bezons
Docteur Poulain spécialiste de l'épaule
Bilan préopératoire ou Comment faire le diagnostic
A l’examen clinique votre praticien recherchera à reproduire les douleurs par des tests spécifiques (Jobe, Neer, Patte) pour tester chacun des muscles de la coiffe individuellement et comprimer la bourse sous acromiale (Yocum).
Des radiographies (profil de Lamy) permettront d’apprécier et de classifier la forme de l’acromion en fonction de son agressivité sur les structures sous-jacentes. C’est la classification de Bigliani qui décrit 3 types d’acromion : Plat, courbe et crochu.
L’IRM permettra d’apprécier la qualité des tendons et l’inflammation de la bourse sous-acromiale.
Prise en charge thérapeutique
Une prise en charge médicale par des anti-inflammatoires et des antalgiques doit être débutée en parallèle d’un traitement fonctionnel par des kinésithérapeutes. L’ostéopathie peut-être aussi une bonne solution pour la prise en charge de ces douleurs. Le repos sportif est recommandé.
En cas d’échec de ces traitements, des infiltrations de corticoïdes peuvent être envisagées. En fonction de l’efficacité, 1 à 3 infiltrations peuvent être proposées.
Depuis quelques années, des injections de PRP (Plasma Riche en Plaquettes) dans l’espace sous-acromial ont montré une certaine efficacité. L’efficacité peut être longue à être ressentie puisqu’il faut attendre une éventuelle cicatrisation du tendon. Ce traitement n’est pas remboursé par la sécurité sociale et donc à la charge du patient.
La chirurgie sous arthroscopie
En dernier recours, une décompression sous-acromiale sous arthroscopie sera réalisée. Elle consiste, avec une fraise motorisée miniaturisée, à réséquer le bec osseux acromial. On en profitera pour faire un nettoyage de la bourse sous-acromiale et des tendons de la coiffe des rotateurs. Une ténotomie du long biceps peut être réalisée dans le même temps si nécessaire ainsi qu’une résection acromio-claviculaire en cas d’arthropathie associée.
L’intervention est réalisée sous arthroscopie et en ambulatoire après une consultation avec l’anesthésiste.
Risques
Les risques principaux sont l’algodystrophie (SDRC : Syndrome Douloureux Régional Complexe) et la capsulite rétractile. Ils entrainent des douleurs importantes et un enraidissement de l’articulation de l’épaule. Le traitement est long et difficile et la récupération dure de longs mois. Heureusement, ces complications sont rares et finissent par guérir le plus souvent.
Suites opératoires
Après l’intervention sous arthroscopie et en ambulatoire, le patient rentre à son domicile avec une écharpe simple qui sera conservée 24 à 72h en fonction des douleurs. La position main dans la poche est privilégiée par les patients.
Des antalgiques et des anti-inflammatoires sont prescrits au patient. L’application de glace plusieurs fois par jour soulage aussi les douleurs initiales.
Un kinésithérapeute de la clinique passe dans la chambre du patient le jour de l’hospitalisation pour lui expliquer les différents exercices d’auto-rééducation à réaliser dès le lendemain de l’intervention. Un document contenant des photos est remis au patient le jour de sa sortie pour lui rappeler les exercices à réaliser au domicile.
Résultats
L’indolence est obtenue en quelques semaines et la récupération des mobilités est progressive. Les efforts avec le bras opéré sont bannis pendant au moins un mois.
Toutefois le patient peut effectuer les gestes de la vie quotidienne (habillage, alimentation, toilettes) le lendemain de l’intervention même si les délais sont augmentés naturellement.
La conduite du véhicule est possible après 2 semaines post-opératoire.
La reprise des activités professionnelles ne se fait pas avant 1 mois.
La reprise des sports sans contrainte (course à pied, cyclisme) est envisagée 1 mois après l’intervention. Les sports à risque (avec contacts ou charges lourdes) après le deuxième mois.