Maladie de Dupuytren à Bezons

Spécialiste de la main

Qu'est-ce que la maladie de Dupuytren et comment la diagnostiquer ?

Chirurgie de la main à Bezons

Pathologie

La maladie de Dupuytren est une maladie de l’aponévrose palmo-digitale. Elle entraîne une fibrose entre l’aponévrose palmaire et les tendons fléchisseurs des doigts, responsable d’une flexion progressive et irréductible des doigts.

Cette pathologie, d’étiologie variée, peut évoluer sur plusieurs années et atteint préférentiellement l’homme après la cinquantaine. C’est une maladie bénigne mais parfois handicapante qui peut atteindre les deux mains simultanément.

Si elle débute par de simples nodules, le plus souvent localisés sur les deux derniers rayons de la main mais pouvant atteindre tous les doigts, elle évolue vers des brides palmaires et/ou digitales responsables d’une rétraction avec un déficit d’extension des doigts très handicapant.

Le traitement chirurgical est classiquement proposé lorsque la main ne tient plus à plat sur une table mais parfois avant si le patient est gêné.

Exemple de pathologie

Maladie de Dupuytren à Bezons

Docteur Poulain spécialiste de la main

Bilan préopératoire ou comment faire le diagnostic

Le diagnostic est clinique et la confirmation anatomo-pathologique : aucun examen complémentaire n’est nécessaire en dehors d’un bilan étiologique (éthylisme, diabète, épilepsie, facteurs héréditaires, environnemental, iatrogène…) et de la recherche d’une pathologie associée : une maladie de Lapeyronie (fibrose des corps caverneux chez l’homme) ou de Ledderhose (fibrose plantaire), syndrome du canal carpien.

Au stade nodulaire sans douleur, on peut se contenter d’une surveillance bi-annuelle de l’évolution de la maladie.

Lorsqu’une « corde » fibreuse entraîne une rétraction modérée, une aponévrotomie percutanée à l’aiguille peut être envisagée.

Une rétraction récidivante après aponévrotomie percutanée ou une rétraction trop évoluée nécessitent une prise en charge chirurgicale. Lorsque la rétraction est trop importante la fermeture cutanée nécessite la réalisation d’un lambeau ou d’une auto-greffe cutanée. C’est la raison pour laquelle il vaut mieux consulter trop tôt afin d’établir un calendrier de surveillance que d’opérer tardivement.

Exemple de maladie de Dupuytren

Prise en charge thérapeutique

Au stade nodulaire sans douleur, on peut se contenter d’une surveillance bi-annuelle de l’évolution de la maladie.

Lorsqu’une « corde » fibreuse entraîne une rétraction modérée, une aponévrotomie percutanée à l’aiguille peut être envisagée. Elle consiste à sectionner les brides à l’aide de la pointe de l’aiguille et est le plus souvent réalisée au cabinet de consultation par des rhumatologues.

Une rétraction récidivante après aponévrotomie percutanée ou une rétraction trop évoluée nécessitent une prise en charge chirurgicale. La chirurgie permet de réaliser l’excision complète de la bride fibreuse (aponévrectomie). Lorsque la rétraction est trop importante la fermeture cutanée nécessite la réalisation d’un lambeau ou d’une auto-greffe cutanée. C’est la raison pour laquelle il vaut mieux consulter trop tôt (afin d’établir un calendrier de surveillance) que d’opérer tardivement.

Le geste chirurgical se fait en ambulatoire sous anesthésie loco-régionale). Des pansements réguliers sont à faire par une infirmière pendant 2 à 4 semaines. Une attelle avec un rappel élastique en extension des doigts opérés devra être portée pendant 4 à 6 semaines pour éviter une rétraction cicatricielle. Des exercices d’auto-rééducation vous seront conseillés par votre chirurgien. La reprise de la conduite de votre véhicule est parfois longue (8 à 30 jours) en fonction de la sévérité de la maladie.

Suites opératoires

En post-opératoire immédiat (1 à 3 premières semaines), il existe souvent une souffrance cutanée entraînant l’inquiétude des patients. Cette souffrance cutanée est provisoire et spontanément résolutive grâce à des soins locaux classiques.
Votre chirurgien est toujours disponible pour vérifier la bonne évolution de la cicatrisation.

Les soins locaux par une infirmière à domicile, tous les deux jours, durent une dizaine de jours. Les fils peuvent être enlevés à partir du douzième jour.
A terme, la cicatrisation est excellente et les cicatrices très discrètes.
Certains patients dont la maladie est très évoluée doivent effectuer une dizaine de séances de réeducation après la cicatrisation. Le port d’une attelle nocturne peut être justifié.

La reprise des activités professionnelles se fait après 2 à 5 semaines y compris pour les travailleurs manuels.

Risques

La fibrose, entre l’aponévrose palmaire et les fléchisseurs, envahit tous les tissus mous avoisinant et en particulier les paquets vasculo-nerveux digitaux. La dissection, prudente, est souvent très longue pour éviter une lésion de ces éléments nobles. En postopératoire, il peut exister des troubles sensitifs mineurs et transitoires, spontanément résolutifs ou complets (anesthésie d’une ou plusieurs hémipulpes) et en général définitifs.

Le risque de lésion neuro-vasculaire est accru lors des aponévrotomies percutanées à l’aiguille puisque ce geste s’effectue à l’aveugle.

Résultats

Les résultats sont excellents à court terme. Le risque de récidive (aux mêmes doigts) ou d’extension (à d’autres doigts) est d’autant plus élevé que le patient reste exposé au facteur de risque (activité professionnelle manuelle, alcoolisme,…).