

Qu'est-ce que l'arthrose du poignet ?
Chirurgie du poignet à Bezons
Pathologie
Même si le poignet n’est pas une articulation portante comme la hanche ou le genou, il peut être le siège de lésions cartilagineuses (=l’arthrose).
Ces lésions sont parfois dégénératives et surviennent avec le temps chez des personnes qui ont des sollicitations importantes du poignet (travailleurs du bâtiment, agriculteurs, …).
ouvent, cette arthrose survient de longues années après une fracture (pseudarthrose du scaphoïde) ou une entorse grave (rupture du ligament scapho-lunaire) initialement mal traitée ou ignorée.
Le poignet est constitué de deux rangées d’os :
- La première rangée du carpe constituée du scaphoïde, du lunatum (semi-lunaire), du triquetrum (pyramidal) et du pisiforme ; cette première rangée s’articule en proximal avec le radius et l’ulna (cubitus) et en distal avec la deuxième rangée du carpe.
- La seconde rangée du carpe constituée du trapèze, du trapézoïde, du capitatum (grand os) et de l’hamatum (os crochu) ; Cette deuxième rangée s’articule en proximal avec la première rangée et en distale avec les métacarpiens.
Il existe donc de nombreuses articulations au niveau du poignet et les lésions cartilagineuses peuvent être variées. Les plus fréquentes seront décrites ici.
L’arthrose radio-carpienne correspond à l’usure cartilagineuse des surfaces articulaires du radius d’un côté et du lunatum (semi-lunaire) et du scaphoïde de l’autre. Ces lésions en miroir peuvent atteindre préférentiellement un seul côté de l’articulation ou plus le bord externe ou médial du poignet.
Elles font parfois suite à des fractures anciennes du scaphoïde non ou mal traitées (pseudarthrose du scaphoïde) ou des entorses graves de l’articulation scapho-lunaires passées inaperçues.
Les arthroses entre la deuxième rangée du carpe et les métacarpiens sont moins fréquentes et souvent mieux tolérées par les patients.
Arthrose du poignet à Bezons
Docteur Poulain spécialiste du poignet
Bilan préopératoire ou Comment faire le diagnostic
Un examen clinique ainsi que des radiographies sont indispensables pour apprécier les doléances du patient et les orienter la prise en charge. Si un traitement chirurgical est envisagé un arthro-scanner est réclamé en pré-opératoire.
Prise en charge thérapeutique
Une attelle de poignet peut être prescrite dans un premier temps. Elle est portée en fonction de l’horaire des douleurs et des efforts.
Une ou plusieurs infiltration(s) de corticoïdes sont réalisées en fonction de l’efficacité.
Les hyaluronidases (injection d’acide hyaluronique) sont rarement efficaces sur cette articulation non portante.
Les PRP n’ont pas démontré d’intérêt scientifique sur les lésions cartilagineuses.
La chirurgie devra être envisagée en cas d’inefficacité des traitements fonctionnels et médicaux. Les options chirurgicales sont nombreuses :
- La résection de la première rangée du carpe consiste à réséquer les os de la première rangée (scaphoïde, lunatum et triquetrum). Le capitatum de la deuxième rangée va alors venir s’articuler avec le radius.
Cette intervention est réputée pour son efficacité sur la douleur tout en conservant une bonne mobilité. Elle entraine parfois une diminution de la force motrice (poigne). - L’arthrodèse des 4 os consiste à provoquer la consolidation de 4 os du poignet (hamatum, triquetrum, lunatum, capitatum) et l’excision de l’os usé (scaphoidectomie). Cette intervention. Nécessite la pose d’une plaque vissée (en PEEK : thermoplastique très résistant) qui sera conservée par le patient.
Cette intervention soulage les douleurs, permet de conserver de la force (poigne) mais entraine une limitation plus importante des mobilités du poignet. - Les prothèses d’interposition entre le radius et la deuxième rangée du carpe après excision partielle ou totale d’un ou deux os de la première rangée du carpe (scaphoïde et/ou lunatum). Ces implants sont en pyrocarbone qui est un matériau qui reproduit au plus proche l’élasticité et la résistance osseuse en offrant une très bonne tolérance. Ces implants permettent de retrouver l’indolance en conservant une bonne mobilité. L’intervention dure 1h environ et se déroule sous anesthésie locorégionale et en ambulatoire. La convalescence est de 2 à 4 mois.
- La prothèse de poignet permet de sauver la mobilité d’un poignet dans des situations arthrosiques post-traumatiques désespérées malgré l’échec de tous les traitements possibles. Elle est rarement indiquée. Au cas par cas, votre chirurgien vous indiquera les résultats à espérer.
Suites opératoires
Ces interventions sont réalisées en ambulatoire et sous anesthésie locorégionale. En post-opératoire, une attelle d’immobilisation du poignet (thermoformée sur mesure) est à conserver pendant 2 à 5 semaines en fonction des cas. Pendant cette période, la mobilisation des doigts par le patient (auto-rééducation) est indispensable.
Risques
Les risques de ces interventions sont communs à toute chirurgie ostéo-articulaire : hématome (nécessitant la pose d’un drain aspiratif en post-opératoire), infection, algodystrophie (Syndrome Douloureux Régional Complexe), complications mécaniques (absence de consolidation, démontage du matériel, …), raideur articulaire…
Résultats
En fonction de la pathologie et de son ancienneté les résultats attendus sont différents. Votre chirurgien vous indiquera si la chirurgie a des chances de vous améliorer sur le plan des douleurs et de la mobilité et si le rapport risques/bénéfices est en votre faveur.